QU’EST CE QU’UNE « PLUME DE SANG » ?

Les éleveurs d’oiseaux utilisent parfois un vocabulaire qui leur est propre.

Vous entendrez ainsi parler de « plume de sang ». De quoi s’agit-il ?

Lors de la croissance des plumes, le follicule plumeux génère un raphé (tube central de la plume) qui contient de nombreux vaisseaux sanguins. L’intense vascularisation a pour objectif d’apporter à la plume tous les nutriments nécessaires à sa croissance rapide.

Jour après jours, on voit le raphé grandir et la jeune plume émerger à son extrémité.

La croissance des plumes a lieu lors de la mue des oiseaux. Celle-ci peut être synchrone et vous observez la repousse simultanée de nombreux follicules (cas des canards et oies) ou bien progressive, et seules quelques plumes sont en phase de croissance (cas des perruches et perroquets).

Rémiges en croissance sur une oie céréopse (Anser cereopsis)

Attention danger, ne jamais couper une plume en croissance !

Vous l’aurez compris, le coeur de la plume étant constitué de vaisseaux sanguins dans cette phase de croissance intense, si vous avez la mauvaise idée de couper la plume, ou encore si votre perroquet décide de machouiller le raphé médian, cela peut déclencher une hémorragie. Or le saignement peut se montrer intense et ne pas s’arrêter spontanément. Car le raphé protège les artères et les veines qui ne coagulent pas toutes seules. 

Et attention, les oiseaux ayant une attirance pour le sang répandu sur les plumes, le saignement va parfois déclencher un picage de la part de l’oiseau ou de ses congénères. 

Une seule solution, arracher la plume abîmée !

Cela peut paraitre étonnant, mais vous pouvez facilement stopper cette hémorragie, il sufit de pincer fortement le raphé de la plume et de l’extraire totalement, bref vous devez arracher la plume. Si vous n’y arrivez pas avec les doigts, prenez une petite pince et tirez d’un coup bref. Dans tous les autres cas, n’oubliez pas de consulter votre vétérinaire.

 

Impaction dans le jabot d’une poule

Une boule dans le cou..

CIMG0306Les poules ont une fâcheuse tendance à picorer tout ce qui leur passe sous le bec. Beaucoup d’appétit, on est fier de voir sa vivacité s’exprimer à travers autant de gourmandise.

 

Mais un jour ca ne passe plus, la poule picore mais – comment est-ce possible ? – ne fait plus de fiente… Toujours la tête haute, la plume dressée, mais bon quand même un peu moins d’en-train.